Recherche & développement

Plus de deux ans de R&D pour apprendre à une IA à lire un véhicule

Derrière une simple vidéo se cache un moteur de vision par ordinateur nourri par des centaines de milliers d'images, annotées par des experts, mises à l'épreuve et corrigées sans relâche. Voici, en direct, comment il pense.

2+ ansde recherche et développement
100 000+des centaines de milliers d'images ingérées pour l'apprentissage
20+familles de dommages apprises
∞cycles d'amélioration continue, experts dans la boucle
Simulateur

Dans la tête de Lucius, étape par étape

Une sortie de console qui rejoue la logique d'une inspection : de la capture guidée au rapport. Changez d'étape, ou réglez le seuil de confiance et regardez les décisions de l'IA évoluer.

lucius://console-de-simulationDonnées illustratives
Simulation de l'analyse d'un véhicule par l'assistant Lucius Un véhicule vu de profil est analysé en six étapes : capture guidée, isolation du véhicule, détection des équipements, segmentation des dommages, repérage d'une anomalie, rapport. VÉHICULE ISOLÉ · DÉCOR EXCLU ANOMALIE · JAMAIS VUE À L'ENTRAÎNEMENT 00:00 · image 0 GUIDAGE · CADRAGE VALIDÉ RAPPORT D'INSPECTION · SIMULATION Équipements détectés0 Dommages localisés0 Anomalies1 à valider
Journal du moteur

Astuce : descendez le seuil sous 0,45 pour voir apparaître un reflet pris pour un dommage — exactement le genre de faux positif que l'entraînement apprend à écarter.

Animation décorative : un véhicule est successivement filmé, isolé de son décor, annoté (équipements, dommages), une anomalie est signalée, puis un rapport est généré. Les chiffres affichés sont purement illustratifs.

Le carburant

Des centaines de milliers d'images dans le moteur

Pour reconnaître une portière sous la pluie, un éclat en contre-jour ou une rayure sur une carrosserie sombre, il ne suffit pas d'un bon algorithme : il faut avoir tout vu, et beaucoup.

Ingestion en continu
Des centaines de milliers d'images ingéréesChaque image enrichit la compréhension du moteur.

La quantité compte, mais la diversité compte davantage : des véhicules de tous âges et de toutes couleurs, photographiés de jour comme de nuit, propres ou sales, neufs ou accidentés. Les images proviennent d'une activité réelle d'inspection automobile et sont annotées par des experts du métier.

La méthode

Une boucle qui ne s'arrête jamais

Un modèle d'IA n'est jamais « terminé ». Il progresse en cycles : on lui montre, on le corrige, on le teste, puis on recommence.

Étape 1 / 6

Collecter

Ce que l'IA sait faire

Six choses qu'elle a appris à voir

Certaines sont en production, d'autres sont des axes de recherche active : nous distinguons les deux.

Opérationnel

Voir les équipements

Roues, portières, pare-chocs, optiques, vitrages, rétroviseurs : l'assistant reconnaît chaque élément de carrosserie et sait où il se trouve sur l'image.

Opérationnel

Délimiter les dommages

Plus de 20 familles de dommages apprises, contourées au plus près et rattachées à l'élément concerné.

Opérationnel

Lire plaque et numéro de série

Immatriculation et numéro d'identification du véhicule lus dans la vidéo, quels que soient le format et l'emplacement.

En recherche active

Repérer l'inconnu

Apprendre à reconnaître ce qui ne ressemble à rien de connu : un dommage atypique, jamais rencontré dans la base d'entraînement.

En recherche active

Isoler le véhicule

Séparer la carrosserie de son décor pour ne retenir que ce qui appartient au véhicule et écarter les éléments de l'environnement.

En recherche active

Estimer la gravité

Passer de « il y a un dommage » à « voici son importance », pour mieux orienter la décision et le chiffrage.

Le terrain a le dernier mot

Trois défis, et ce que nous en avons appris

1

Les dommages rares

Certains types de dommages sont beaucoup moins fréquents que d'autres : l'IA les voit moins et les reconnaît moins bien. Nous avons collecté des exemples supplémentaires de ces cas rares et ré-entraîné les modèles pour rééquilibrer l'apprentissage.

2

Les reflets

Un reflet sur une carrosserie vernie ressemble à une rayure. Nous avons identifié ce biais, qui générait des fausses alertes, puis nous l'avons atténué pour gagner en robustesse et en précision.

3

Le monde réel

Lumière, météo, angle de prise de vue, saleté, cadrage approximatif d'un utilisateur pressé… Les images enrichies et variées, le guidage en direct et les ré-entraînements répétés rendent le moteur plus tolérant.

Parcours

Les grandes étapes de la R&D

Une recherche menée en continu depuis plus de deux ans.

  1. Constituer la base

    Rassembler des images de véhicules réels, en situation réelle, auprès d'un partenaire de l'inspection automobile — et les trier.

  2. Apprendre à voir les équipements

    Premiers modèles capables de reconnaître chaque élément de carrosserie, puis de s'en servir pour guider la captation.

  3. Apprendre à voir les dommages

    Annotation experte à la main, contourage précis, extension à plus de 20 familles de dommages.

  4. Résister au terrain

    Lumière rasante, reflets, saleté, cadrages approximatifs : rééquilibrage des données, enrichissement et ré-entraînements successifs.

  5. Explorer l'inconnu

    Anomalies hors catalogue, isolation du véhicule, estimation de la gravité, détection d'incohérences.

  6. Améliorer sans fin

    Chaque inspection réelle peut révéler un cas à mieux traiter : le cycle d'annotation et d'entraînement ne s'arrête pas.

L'humain dans la boucle

Une IA d'inspection n'a de valeur que si elle reste supervisée. Chaque détection est assortie d'un score de confiance ; vos équipes définissent le seuil à partir duquel un dossier passe en revue humaine ; et leurs arbitrages nourrissent les cycles d'amélioration. Ce principe, que nous détaillons dans notre guide sur la mesure de performance, rejoint les exigences de l'encadrement européen de l'IA.

Pour aller plus loin : le guide de la vision par ordinateur appliquée à l'automobile, les coulisses de l'annotation des données, la description de nos neuf briques d'IA, ou l'histoire de l'équipe derrière Lucius AI.

Questions sur la R&D de Lucius AI

Depuis combien de temps Lucius AI fait-il de la R&D ?

Le projet repose sur plus de deux ans de recherche et développement en vision par ordinateur appliquée à l'inspection automobile : constitution de la base d'images, annotation par des experts, entraînement et ré-entraînement successifs des modèles, puis confrontation au terrain.

Combien d'images ont servi à entraîner l'IA ?

Des centaines de milliers d'images ont été ingérées par le moteur pour son apprentissage. Ce volume est volontairement très varié : conditions de lumière, angles, états de propreté, modèles et niveaux d'usure différents, afin que l'assistant reste fiable en situation réelle.

Qui annote les images ?

Des experts de l'inspection automobile délimitent manuellement les éléments et les dommages à l'aide d'un outil dédié. Ce travail humain constitue la référence à partir de laquelle les modèles apprennent et sont évalués.

Quels types de dommages l'IA a-t-elle appris à reconnaître ?

Plus de 20 familles de dommages : bosses, rayures, éclats, fissures, déformations, corrosion, pièces manquantes, éléments cassés ou mal réparés, entre autres. Chaque détection est accompagnée d'un score de confiance.

L'IA peut-elle se tromper ?

Oui, comme tout système de perception. C'est pourquoi chaque résultat porte un niveau de confiance, que vos équipes règlent le seuil de revue humaine et que les erreurs repérées sur le terrain alimentent les cycles d'amélioration suivants.

Envie de voir ce moteur sur vos véhicules ?

Nous déroulons un parcours complet sur l'un de vos véhicules, et nous mesurons ensemble ce que l'IA voit — et ce qu'elle ne voit pas encore.